Actualités Lettre ouverte de l’Alliance SaluTERRE
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Actu Agricoles

En moins de 30 ans, le Québec a perdu 61 000 hectares de terres cultivables. C’est le constat alarmant soulevé par l’Alliance SaluTERRE. Alors que la pression immobilière et la spéculation gagnent du terrain, une question s’impose: que sommes-nous prêt·es à perdre pour continuer à développer? Derrière les terres agricoles, c’est notre capacité à nous nourrir localement qui est en jeu.

Nos terres ne sont pas des cases de Monopoly!

Imaginez une terre fertile, quelque part au Québec. Pendant des générations, on y a semé, récolté et nourri des familles. Puis, un jour, sa valeur augmente. Elle devient convoitée, non plus seulement pour ce qu'elle permet de faire pousser, mais pour ce qu'elle pourrait rapporter.

Dans une récente opinion publiée dans La Presse, les auteurs et autrices de l'Alliance SaluTERRE lancent un avertissement: le territoire agricole québécois ne peut pas être traité comme un simple marché immobilier. Les terres ne sont pas des cases de Monopoly que l'on achète, que l'on revend et que l'on transforme au gré des occasions.

Au Québec, les terres réellement propices à l'agriculture sont rares. Alors que seulement 2% du territoire est propice à l'agriculture, le Québec a perdu 61 000 hectares de terres cultivables en moins de 30 ans. Notre marge de manœuvre pour améliorer notre autonomie alimentaire est donc mince. Et lorsqu'une terre fertile disparaît sous un développement résidentiel, commercial ou industriel, elle ne revient pratiquement jamais à l'agriculture. Pendant ce temps, la hausse du prix des terres complique de plus en plus la tâche de celles et ceux qui souhaitent prendre la relève et devenir agriculteurs·trices.

Derrière cette question foncière se cache donc une question beaucoup plus grande: quelle place voulons-nous donner à notre capacité de nous nourrir localement?

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