Actualités Produire sans pesticides, comment font vos fermiers·ères de famille?
KALE
Le saviez-vous ?

Les bienfaits de la lutte intégrée dans la gestion des insectes ravageurs au jardin. En régie biologique, les productrices et producteurs doivent faire preuve d’ingéniosité quand vient le temps de protéger leurs cultures des insectes ravageurs. Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de “lutte intégrée”.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un “insecte ravageur” quand on parle de lutte intégrée ?

Un insecte ravageur est tout simplement un insecte qui se nourrit d’une plante utile à l’humain en quantité telle qu’il nuit significativement à sa culture. On parle ici de pucerons, punaises, larves, chenilles et bien plus ! Attention, bien que la liste d’insectes dit “ravageurs” soit assez longue, ils représentent tout de même une proportion dérisoire de tous les insectes existants. Si vous croisez un insecte inconnu au jardin, les chances sont beaucoup plus grandes que celui-ci soit un allié ! Faites vos recherches :)

Est-ce que la lutte intégrée ne concerne que les insectes ravageurs ?

Eh bien, non ! Quand on parle de lutte intégrée, on pense d’abord à la protection contre les insectes ravageurs, mais cela concerne également les champignons, virus et bactéries. Bref, le vivant !

En présence d’insectes ravageurs, à partir de quel moment doit-on s’inquiéter ?

Lorsque l’identité d’un insecte a été confirmée par vos recherches dûment effectuées et que vous pouvez enfin le qualifier de “ravageur”, pas de panique ! Cela ne signifie pas l’anéantissement assuré de vos récoltes. Pour chaque insecte ravageur existe un “seuil d’intervention” ou “seuil de tolérance”. Ce seuil indique “le niveau de population d'insectes ravageurs au-delà duquel une action de contrôle est nécessaire pour éviter des pertes économiques. Il s'agit d'un concept clé de la lutte intégrée, tolérant une présence inévitable d'insectes avant d'agir.”

Bien entendu, cultiver par plaisir dans son jardin personnel n’étant pas de même envergure qu’une culture commerciale, votre seuil d’intervention différera de ceux qu’on retrouve dans les différentes ressources pour les producteur-rices. Vous le déterminerez d’ailleurs probablement vous-mêmes avec les années d’expériences. Pour les curieuses-x, voici une ressource officielle qui vous donnera une bonne idée des différents seuils connus dans le maraîcher.

Insecte ravageur VS insecte prédateur : quelle est la différence ?

Nous avons établi plus haut qu’un insecte ravageur était un insecte qui nuit à l’humain en consommant les plantes cultivées. De son côté, l’insecte PRÉDATEUR, lui, est un allié ! Bien que ça puisse porter à confusion, on doit le considérer comme prédateur pour l’insecte indésirable (ravageur) et non pour l’humain. En gros, l’insecte prédateur se nourrit des ravageurs, régularisant ainsi la population de ces derniers. Ça veut dire qu’on veut encourager la population d’insectes prédateurs dans nos jardins ? OUI ! D’ailleurs, en pratiquant la lutte intégrée, on touche à cet aspect.

Pourquoi pratiquer la lutte intégrée contre les insectes ravageurs ?

Les avantages de pratiquer la lutte intégrée sont multiples : 
-Réduction de notre impact environnemental
-Amélioration de la santé des travailleur-ses et consommateur-ses
-Durabilité et efficacité de la production
-À échelle commerciale ; optimisation des coûts

Et finalement, qu’est-ce que la lutte intégrée et quel est son rôle dans la protection des cultures contre les insectes ravageurs ?


Selon l’organisme Agri-Réseau, “La lutte intégrée est une approche agroenvironnementale, basée sur l’expérimentation et l’observation, qui permet de gérer et de rentabiliser les cultures en considérant l’environnement comme un allié.”

Voici des exemples concrets de lutte intégrée : 

  • Rotation des cultures
  • Utilisation de variétés résistantes
  • Gestion des résidus de cultures
  • Gestion des écosystèmes environnants pour favoriser les ennemis naturels
  • Installation de pièges
  • Définition de seuils d'intervention pour n'agir que lorsque nécessaire
  • Utilisation d'insectes prédateurs ou parasitoïdes pour contrôler la population d’insectes ravageurs
  • Utilisation de barrières physiques tels que les filets ou clôtures
  • En dernier recours, utilisation raisonnable de BIO-pesticides


Finalement, si jamais vous ne savez plus où donner de la tête parmi toutes les ressources et informations disponibles concernant la lutte intégrée sur la toile, rien de mieux que de demander conseil à votre fermier-ère de famille. Vous ne le connaissez pas encore ? Par ici !